Sur le chemin des armes en Centrafrique

L’ONG Conflict Armament Research a enquêté sur l’arsenal des groupes rebelles. À en croire son rapport, la Séléka, notamment, aurait bénéficié de l’aide directe du Soudan.

La Séléka aurait obtenu des armes du Soudan. © SIA KAMBOU / AFP

La Séléka aurait obtenu des armes du Soudan. © SIA KAMBOU / AFP

Publié le 30 janvier 2015 Lecture : 1 minute.

Alors que les alliances se font et se défont entre les anciennes forces rebelles de la Séléka et les milices anti-balaka, par quels canaux ces combattants s’approvisionnent-ils en armes ? À partir de différents stocks saisis par les forces internationales ainsi que d’informations recueillies auprès des rébellions et du personnel des forces de maintien de la paix, l’ONG Conflict Armement Research (CAR) a enquêté sur leur arsenal.

Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, elle établit que les armes utilisées en Centrafrique ont notamment transité par le Soudan. Ce pays en aurait par ailleurs directement fourni à la Séléka, lorsque la coalition rebelle s’est emparée du pouvoir en mars 2013. Khartoum avait alors publiquement affiché son soutien à son chef, Michel Djotodia… Et, plus discrètement, aurait également procuré à ses troupes des armes et des véhicules.

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CAR a recensé en Centrafrique de nombreuses armes de fabrication soudanaise, mais aussi chinoise. Les grenades fabriquées à Pékin ont été largement utilisées par les combattants, quel que soit leur camp. Leurs numéros de série ont permis d’établir que ces grenades étaient initialement destinées au… Népal. Mais l’état-major de Katmandou assure n’avoir jamais fait usage de ce type d’engins explosifs.

Reconditionnées au Soudan

Des munitions "présumées iraniennes" ont également été découvertes, vraisemblablement reconditionnées au Soudan avant d’être expédiées en Centrafrique via un circuit que CAR n’a pas encore pu déterminer.

L’ONG a également retrouvé la trace d’armes provenant des stocks de l’armée régulière centrafricaine, saisis par la Séléka ou pillés par des civils armés au début du conflit. Celles-ci ont alors été largement disséminées dans le pays.

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