Maroc : Technopark, plongée au cœur d’une pépinière de start-up

Depuis vingt ans, cet incubateur a accueilli des milliers de jeunes pousses de la tech, dont une partie exporte leurs services en Afrique subsaharienne, et en Europe.

Le Technopark de Casablanca, le 27 mars 2012. © Hassan OUAZZANI pour JA

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Publié le 16 septembre 2022 Lecture : 6 minutes.

Réunir dans un même bâtiment un fonds d’investissement, des services de légalisation, un bureau de l’Office de la propriété industrielle et commerciale (Ompic), des services postaux et un bureau de sécurité sociale, le tout avec des conférences et autres workshops tout au long de l’année. C’est la recette du Technopark pour booster l’entrepreneuriat innovant au Maroc. Accueillies dans cet écosystème, les start-up sont incitées à faire leurs preuves pendant cinq ans, au bout desquels elles doivent avoir musclé leur chiffre d’affaires, doublé leur effectif et être capables de voler de leurs propres ailes.

Implanté à l’entrée de Casablanca, à proximité du centre d’affaires de Sidi Maârouf, cet immeuble à l’architecture futuriste est devenu au fil des années une pépinière de jeunes pousses du royaume. Si bien qu’en vingt ans, la Moroccan Information Technopark Company (MITC), la société de gestion du lieu, a accompagné quelque 3 000 entreprises du domaine de la technologie, « dont 1 500 sont hébergées directement au Technopark », se félicite sa directrice générale, Lamiae Benmakhlouf.

Une « aventure » qui a démarré en 2001 quand le roi Mohammed VI a donné le coup d’envoi de l’incubateur, dont les services se limitaient alors à proposer des locaux prêts à l’emploi, moyennant moins de 150 euros de loyer mensuel et un accès gratuit à internet – dont le prix était très dissuasif à l’époque. « C’est comme cela que nous avons attiré de plus en plus de start-up. Mais notre business model s’est transformé au fur et à mesure, et nous avons rapidement identifié que ces entreprises avaient absolument besoin d’un accompagnement de proximité », explique encore la maîtresse des lieux. « À partir de 2009 ou 2010, nous avons ainsi invité des structures d’accompagnement à rejoindre les start-up au Technopark », ajoute-t-elle. Comme Maroc Numeric Fund (MNF), le premier véhicule d’investissement qui accompagne les start-up technologiques.

Un taux de réussite de 86 %

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