La manne céleste
Pour les 5 millions d’hectares de terres agricoles, comme pour leurs 520 000 exploitants, les pluies qui sont tombées sur la Tunisie de septembre à mars seront très bénéfiques. Les quantités d’eau céleste sont deux à quatre fois plus élevées que les normales saisonnières. Des grandes cultures du Nord-Ouest aux oliviers du Sahel, des arbres fruitiers du cap Bon jusqu’aux palmiers dattiers de l’extrême Sud, l’agriculture respire ! Après la mauvaise campagne de 2008, on va certainement dépasser les objectifs assignés par le gouvernement en décembre 2008 pour le budget 2009 : une valeur ajoutée de 5,2 milliards de dinars (3 milliards d’euros) et un taux de croissance de 2,5 % net d’inflation, contre respectivement 4,9 milliards en 2008 et – 0,5 %.
Abdessalem Mansour, ministre de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques, a révélé, le 30 mars, que le pays a pu récupérer 88 % des pluies grâce à ses multiples barrages et lacs collinaires. Selon lui, le volume des eaux ainsi retenues a augmenté de 900 millions de m3, pour atteindre un total de 1,7 milliard de m3 fin mars. De quoi largement couvrir les besoins de la population et des agriculteurs. Le rendement de 1 hectare irrigué est, en moyenne, cinq fois plus élevé que celui de 1 hectare qui ne l’est pas. Les 94 000 hectares emblavés cette année donneront ainsi près de 4,5 millions de quintaux, soit le quart de la production nationale prévue, sur une superficie de 1,4 million d’hectares. L’objectif est de passer, rien que pour le blé, à 120 000 hectares irrigués en 2011 et de retrouver ainsi le niveau de production des années fastes (27 millions de quintaux, contre 12 millions en 2008).
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