Guerre contre Boko Haram : Idriss Déby Itno défie Abubakar Shekau

Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a profité d’une visite de travail de son homologue du Niger, Mahamadou Issoufou, mercredi à N’Djamena, pour lancer un message à Abubakar Shekau. Le leader de Boko Haram doit se rendre ou bien il sera éliminé.

Le président tchadien Idriss Déby Itno à Alger, le 27 décembre 2014. © AFP

Le président tchadien Idriss Déby Itno à Alger, le 27 décembre 2014. © AFP

Publié le 4 mars 2015 Lecture : 2 minutes.

Le message de Déby à Shekau

Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, "a intérêt à se rendre, nous savons où il est. S’il refuse de se rendre, il va subir le même sort que ses camarades", a déclaré mercredi 4 mars le chef de l’État tchadien, Idriss Déby Itno, lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, en visite de travail à N’Djamena. Shekau a fui Dikwa lors des derniers combats entre l’armée tchadienne et les insurgés le 17 février, a-t-il poursuivi.

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"Nous allons gagner la guerre et nous allons anéantir Boko Haram contrairement à ce que pensent certains médias. Les forces tchadiennes et nigériennes vont continuer leur mission pour mettre fin définitivement à cette nébuleuse", a ajouté Déby.

Et de lancer : "L’heure a sonné pour tout musulman du Tchad, du Niger ou d’ailleurs de se réveiller et de faire face à ce qu’on appelle le terrorisme islamique. Il faut faire face à ces criminels qui détruisent notre belle religion."

"Idriss Déby, les rois d’Afrique (…) je vous défie de m’attaquer maintenant. Je suis prêt", avait déclaré Shekau fin janvier, à l’adresse du chef de l’État tchadien.

Des morts du côté nigérien

Si l’offensive tchadienne porte ses fruits, les éléments de Boko Haram continuent de se montrer menaçants. Deux soldats nigériens ont été tués et un troisième blessé par l’explosion d’une bombe commandée à distance à la frontière avec le Nigeria.

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"Nous avons poursuivi et tué les deux combattants responsables de cette attaque", près d’un pont enjambant la rivière Kamadougou, a dit un officier nigérien.

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C’est la première fois que l’armée dit avoir été attaquée par un engin activé à distance depuis que le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Nigeria ont lancé une opération conjointe contre la secte islamiste.

La kamikaze n’en était pas une

Au Nigeria, la peur des attaques de Boko Haram est toujours présente. La police a révélé mercredi que la jeune femme lynchée à mort par une foule en pleine rue le 1er mars dans la ville de Bauchi (Nord-Est) n’était pas une kamikaze qui s’apprêtait à commettre un attentat pour le groupe islamiste mais une femme atteinte d’une maladie mentale.

La victime, qui s’appelait Thabita Haruna et était âgée de 33 ans selon les informations transmises par sa mère, a été battue à mort puis brûlée dimanche, après avoir refusé de se prêter à un contrôle de sécurité à l’entrée d’un marché.

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"Toutes nos enquêtes prouvent que cette femme était atteinte d’une maladie mentale et qu’elle n’avait aucune intention de commettre un attentat-suicide", a déclaré le porte-parole de la police de l’Etat de Bauchi, Haruna Mohammed.

"Les lois existent, donc les assaillants n’auraient pas dû faire justice eux-mêmes. Ils ont tué et brûlé ma fille", a déclaré la mère de la victime, Rahab Haruna.

(Avec AFP)
 

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