Hydrocarbures : l’italien ENI prévoit d’investir 20 milliards d’euros en Afrique

Le groupe italien prévoit d’investir 20 milliards d’euros sur le continent au cours des quatre prochaines années, a annoncé son directeur général Claudio Descalzi, durant une table-ronde organisée à Paris ce vendredi, rapporte « Reuters ».

Claudio Descalzi est le directeur général du groupe italien ENI, actif dans une quinzaine de pays africains. © ENI/Flickr

Claudio Descalzi est le directeur général du groupe italien ENI, actif dans une quinzaine de pays africains. © ENI/Flickr

Publié le 15 avril 2016 Lecture : 2 minutes.

Le géant italien des hydrocarbures, présent dans une quinzaine de pays africains, entend investir « environ 20 milliards d’euros » sur le continent au cours des quatre années à venir, selon son directeur général, qui s’exprimait ce vendredi dans le cadre de la conférence big IdEAs (grandes idées) organisée au siège de l’Agence internationale de l’énergie à Paris, ce vendredi 15 avril.

Cette somme représente « environ 60 % des investissements » prévus par le groupe italien durant cette période, a indiqué le dirigeant italien.

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Découvertes gazières géantes en Afrique

Ces ressources devraient être principalement dédiées au développement des immenses gisements de pétrole mais surtout de gaz mis à jour par ENI sur le continent au cours des dernières années, en Angola, au Ghana, au Gabon, au Congo-Brazzaville, au Mozambique et plus récemment en Égypte, où le groupe a fait, en août, une découverte gazière majeure dans le champ offshore Zohr, qui renfermerait l’équivalent de 5,5 milliards de barils de pétrole.

Au total, ENI a mis à jour près de 12 milliards de barils équivalent pétrole en Afrique au cours des sept dernières années, estime Reuters.

« L’Afrique est notre premier continent de production, avec 1 million de barils par jour et près de 3 millions de barils par jour gérés pour le compte de l’ensemble de nos partenaires », rappelait en octobre dernier Claudio Descalzi, dans une interview accordée à Jeune Afrique, dans laquelle le patron italien revendiquait pour ENI le rang de « première compagnie pétrolière africaine ».

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Des ambitions dans le solaire

Pour autant, ENI n’entend pas limiter ses investissements en Afrique aux énergies fossiles, a insisté son directeur général durant son intervention (voir ici la vidéo de la table-ronde, en anglais).

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« La demande d’énergie est en plein essor en Afrique, mais le mixte énergétique [actuel] n’est pas durable. La priorité absolue doit être de construire un modèle énergétique qui puisse soutenir la croissance démographique. Nous discutons de [cela] avec les différents gouvernements », a souligné le patron d’ENI dans son intervention. Il a ajouté que le groupe italien dépensait « des centaines de millions d’euros » dans le développement de l’énergie solaire en Afrique dont il a estimé le potentiel, dans ce domaine, à 300 000 gigawatts.

Résultats

Détenu à près de 30 % par l’État italien (à travers le ministère de l’Économie et des Finances et la Cassa Depositi e Prestiti), ENI a réalisé un chiffre d’affaires de 67,74 milliards d’euros en 2015 (-27,3 %), pour une perte nette de -9,378 milliards d’euros, contre un bénéfice net de 850 millions d’euros en 2014, résultat notamment du recul du prix de l’or noir.

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