Nigeria : Duro Olowu, une mode sans frontières

Entre les fashion weeks africaines, l’exportation des tissus et les défilés en Occident, le stylisme africain est en plein essor. Portraits de créateurs locaux qui revendiquent leur héritage hors du continent.

Collection de Duru Olowu © Slaven Vlasic/AFP

Collection de Duru Olowu © Slaven Vlasic/AFP

Publié le 6 novembre 2014 Lecture : 1 minute.

Fils d’un avocat nigérian, il exerce ce métier durant quelques années avant de se rendre à l’évidence : il est en réalité un couturier-né. Originaire de Lagos, Duro Olowu rappelle volontiers qu’il est "un créateur anglais avec un héritage nigério-jamaïcain, travaillant et vivant entre Londres et New York".

Lancée en 2004, sa première collection met Londres à ses pieds. Il impressionne les personnes clés comme Sally Singer, de Vogue US, ou Julie Gilhart, consultante mode pour le magasin de luxe new-yorkais Barneys, et devient en 2005 le nouveau "designer de l’année" selon le British Fashion Council.

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De son savoir-faire unique naissent des pièces alliant imprimés africains et tissus vintage, comme sa dernière collection inspirée par les films noirs japonais et la ville de Saint-Louis, au Sénégal. Très colorés, ses modèles sont portés par Uma Thurman, Linda Evangelista, Solange Knowles et par la première dame des États-Unis, Michelle Obama, qui n’a pas hésité à en faire la publicité sur le plateau d’Oprah Winfrey, en 2011.

Ses robes peuvent valoir plus de 2 000 EUR. Honnête, il avoue : "J’adore la mode, mais ce n’est pas toute ma vie." Marié à Thelma Golden, directrice du Studio Museum de Harlem, le couple fréquente les cercles artistiques et les salles d’exposition, où il peut admirer les oeuvres de ses artistes favoris : Picasso, Matisse, les surréalistes et Cindy Sherman.

Il a d’ailleurs été commissaire d’exposition à deux reprises, notamment cet été à New York lors du Salon 94 dans le quartier de Bowery. "Pendant longtemps, il y avait une relation entre art et mode, et une appréciation de la beauté et de l’intégrité qui ont disparu parce que nous vivons dans un monde commercial", dit-il.

>> Retrouvez notre dossier "L’Afrique, c’est chic"

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