RDC : Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi demandent une transition sans Joseph Kabila
Les deux figures de l’opposition congolaise Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi ainsi que trois représentants de la société civile et de mouvement citoyens ont signé lundi à New York un communiqué dans lequel ils demandent une transition sans le président Joseph Kabila pour préparer des élections en République démocratique du Congo.
Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi ont co-signé un communiqué lundi 18 septembre à New York, où les Nations unies tiennent mardi une réunion sur la crise en RDC liée au maintien au pouvoir du président Kabila, dont le second mandat a pris fin le 20 décembre 2016, la Constitution ne lui permettant pas de briguer un nouveau mandat.
Dans leur communiqué, signé également par André Mbata Mangu (directeur exécutif de l’Institut pour la démocratie, la gouvernance, la paix et le développement en Afrique), Paul Nsapu (secrétaire général de la FIDH en charge de l’Afrique) et Floribert Anzuluni (coordonnateur du mouvement citoyen Filimbi), les deux opposants pointent la responsabilité de Joseph Kabila « dans le non-respect de la Constitution et de l’accord du 31 décembre 2016 » qui prévoyait des élections d’ici décembre 2017.
« Pour prévenir le vide juridique et le chaos dans la perspective de la non-tenue des élections le 31 décembre 2017 au plus tard, (nous) exigeons une transition sans M. Kabila, devenu illégal et illégitime », écrivent les deux leaders du Rassemblement de l’opposition et leurs cosignataires.
Face aux gesticulations d'un régime finissant, @moise_katumbi et @fatshi13 s'accordent avec les mouvements citoyens : "Kabila doit partir !" pic.twitter.com/TUVeID9kvj
— Olivier Kamitatu Etsu (@OlivierKamitatu) September 19, 2017
Cette transition sera « conduite par des personnalités éminentes consensuelles chargées de préparer les élections démocratiques, libres, transparentes et paisibles qui ne sont pas possibles, ni avec M. Kabila ni avec la commission électorale (Céni) dans sa configuration actuelle », ajoutent-t-ils.
Les signataires rejettent d’avance « tout projet de référendum constitutionnel » qui modifierait la Constitution sur la question du nombre et de la durée du mandat du président de la République.
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