La Côte d’Ivoire veut aider ses PME à exporter vers les États-Unis
Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, souhaite, dans le cadre de l’Agoa, doubler les exportations ivoiriennes en direction des États-Unis d’ici 2025 et a lancé dans ce but un vaste plan d’accompagnement du secteur privé.
Le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a lancé lundi, à Abidjan, la « nouvelle stratégie ivoirienne pour conquérir le marché américain via l’African Growth Opportunity Act (Agoa) », aux côtés de Souleymane Diarrassouba, le ministre du Commerce et de Catherine Bucker, la chargée des affaires de l’ambassade américaine en Côte d’Ivoire.
Ce programme, piloté par le ministère du Commerce, a pour objectif de faire passer la valeur des exportations ivoiriennes vers les États-Unis de 1,7 milliard de dollars (1,6 milliard d’euros) en 2016 à 3,5 milliards de dollars à l’horizon 2025. Un chiffre encore bien loin des pays comme le Lesotho, à qui l’Agoa a permis d’engranger près de 11 milliards de dollars en 2015.
La nouvelle stratégie ivoirienne se décline en quatre piliers : un appui technique au renforcement des capacités du secteur privée, l’accès au financement des PME, la promotion du label ivoirien sur le marché américain et enfin l’organisation, la gestion, le suivi et l’évaluation des progrès, qui seront l’affaire du comité national des exportations. « 200 PME seront sélectionnées pour recevoir un accompagnement », a précisé Souleymane Diarrassouba.
La #cotedivoire lance sa stratégie nationale pour l’#AGOA https://t.co/7mORQRwjuu @waTradeInvest pic.twitter.com/HVmW50gOZx
— U.S. Embassy Abidjan (@USEmbAbidjan) October 30, 2017
Des exportations dominées par le cacao et la noix de cajou
Alors que le textile est au cœur de l’Agoa, le cacao représente aujourd’hui 75 % des exportations ivoiriennes vers les États Unis et la noix de cajou 5 %. Yamoussoukro envisage de relancer son industrie de filature en difficulté et essaye d’élargir sa palette d’exportations. « Des produits comme la mangue séchée et le manioc seront expédiés aux États-Unis, ce qui permettra de valoriser ces produits », a également annoncé le ministre du Commerce.
La stratégie ivoirienne coûtera environ 5,8 milliards de francs CFA (8,8 millions d’euros) et sera supportée à 50 % par le gouvernement, à 30 % par le secteur privé et à 20 % par les partenaires techniques et financiers tels que l’agence américaine de développement (USAID) et la Banque africaine de développement (BAD).
Exclue du programme entre 2004 et 2011 pendant la crise politique, la Côte d’Ivoire s’est portée candidate pour accueillir en 2019 le 18e forum de l’Agoa.
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