Syrie : une présidentielle gagnée d’avance par Bachar al-Assad

Les Syriens sont appelés mardi à élire leur président de la République. Un scrutin considéré par les adversaires du président sortant, Bachar al-Assad, comme une « farce ». Ce dernier étant assuré d’être élu.

Bachar al-Assad, le président syrien. © AFP

Bachar al-Assad, le président syrien. © AFP

Publié le 3 juin 2014 Lecture : 1 minute.

Peut-on sereinement organiser une élection dans un pays en guerre ? En tout cas, le régime syrien n’y trouve pas d’inconvénient. Le 3 juin, il appelle la population à désigner son président au cours de la première élection que la Syrie n’a connu depuis un demi-siècle. Le président actuel, Bachar al-Assad, et avant lui son père Hafez ayant été désignés par référendum.

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Assad "sûr de gagner"

Mais le scrutin présidentiel syrien exclue de facto toute candidature dissidente. Deux candidats peu connus, Maher al-Hajjar et Hassan al-Nouri, servent de faire-valoir au chef de l’État, glorifié sur des affiches géantes et dans des clips télévisés. L’homme d’affaires Hasan al-Nouri a affirmé, sans illusions, s’attendre à "arriver en seconde position après Bachar al-Assad qui est sûr de gagner". Les deux candidats ont évité de s’en prendre au chef de l’État dans le domaine politique, préférant critiquer la corruption et la mauvaise gestion économique.

La presse syrienne a évoqué un plan de sécurité en place depuis dimanche "pour protéger" les bureaux de vote dans les zones sous contrôle du gouvernement, où se tient le scrutin. L’armée et les forces de sécurité ont été placées "en état d’alerte maximale".

Le régime contrôle 40 % du territoire où vit 60 % de la population, selon le géographe spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche. Les 9 000 bureaux de vote sont ouverts depuis 7 heures (06h00 en Suisse) jusqu’à 19 h00. Plus de quinze millions de Syriens sont appelés aux urnes.

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Le vote peut être prolongé de cinq heures à la demande de la commission électorale. Des observateurs iraniens, russes et même nord-coréens supervisent le scrutin.

(Avec AFP).

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